INTRODUCTION

Les pays occidentaux et particulièrement la France et les USA, s'indignent de la consommation de viande de chien, (et de chats), par les asiatiques et en tout premier lieu, par les Sud Coréens. La fronde a connu son paroxysme lors de la coupe du monde de football organisée en Corée en 2002. Les incidents diplomatiques ont-été nombreux et importants. Mais, pourquoi les occidentaux sont-ils choqués à ce point ? Et ont-ils le droit de s'opposer à ce type de consommation ? Faut-il avoir raison ou bien tort et à tout prix.

LA PLACE DU CHIEN CHEZ LES OCCIDENTAUX

On a retrouvé à EIN MALLHA, les premières traces de l'association de l'Homme et du chien, association datée d'environ 10 000 ans. L'Homo Sapiens est très fier de pouvoir révéler cette association magnifique, sans toutefois pouvoir définir avec exactitude, la nature des relations qui pouvait unir ou tout du moins associer, un descendant de Canis Lupus avec l'Homme.

 

On sent dans les récits rapportés, très souvent, la volonté d'affirmer une vision idyllique et parfaite de cette association, une vision très actuelle du rôle de dominant et ce besoin de maîtrise de l'animal et plus largement du Monde animal dans sa globalité par l'Homme.

Pour nous français, comme dans la plupart des pays industrialisés, nos préoccupations majeures sont les loisirs, le confort, les droits acquis, le nombre d'heures travaillées. Le chien a obtenu une place différente, alors que pour les peuples dont la principale et généralement seule préoccupation journalière est de savoir ce qu'ils vont manger et s'ils vont manger, le chien est une entité secondaire, pour ne pas dire très accessoire.

Déjà dans un même pays, la France par exemple, il existe une différence importante de considération concernant les animaux, que l'on habite en ville ou en milieu rural.

En France, "le plus fidèle compagnon de l'Homme" se fait confident, auxiliaire de vie pour les aveugles et pour certaines personnes handicapées. Les chiens montent la garde, défendent, protègent, sauvent des vies, (en mer comme en montagne). Ils sont messagers, aident à lutter contre le stress et pansent parfois les blessures à l'âme. En un mot, le chien est noble et anoblit, il reste un animal à part, (comme le chat).

 

L'Homme du pays riche et industrialisé, urbanisé, a classifié, rangé, codifié le monde animal du plus noble, le chien, à l'utile bête de rapport, celui qui sert à se nourrir, jusqu'au nuisible, celui à "exterminer" coûte que coûte, le rampant, l'insalubre caractérisé par la célèbre blatte, qui pourtant dans certains pays, est consommé avec délice.

 

Mais revenons à notre chien et rappelons nous son utilité de base depuis des millénaires. Le chien serait, cela semble prouvé maintenant, issu de la "domestication" du loup, amadoué année après année, de petits "chiens-loups" élevés au sein des femmes des tribus, comme d'autres petits animaux, pour renforcer le lien entre la bête et l'Homme. Ce "loup" amoindri sera l'alarme des Hommes inquiets des dangers qui les entourent. Il deviendra au fur et à mesure, l'allié de la chasse, celui qui aide à se nourrir, mais aussi, comme au XXème siècle dans certaines tribus des forêts, un garde manger sur pattes, (déjà et encore aujourd'hui), en cas de disette, pour fournir aux enfants en bas âge, le minimum de protéines utiles au développement. Le chien prend donc un rôle prédominant dans la vie des Hommes, dont il partage les tâches et la vie courante.

 

L'URBANISATION DE L'ANIMALITE ET SA PURIFICATION

Ainsi, l'animal a changé de rôle, suivant qu'il soit en ville ou à la campagne, dans un pays "industrialisé et riche" ou dans un pays en voie de développement. Il est très important pour le sujet traité de comprendre, que le chien est presque devenu une personne. Il est élevé, choyé, gâté. Il reçoit des cadeaux à son anniversaire et n'est pas oublié sous le sapin de noël. Au fur et à mesure de l'urbanisation, la vie de village se perd, les us et coutumes changent, le rapport direct à l'animal ou plus exactement au monde animal, domestique ou sauvage s'étiole, pour parfois même ne plus exister. L'impersonnel envahit les rues et les immeubles, parfois même l'on meurt sans émouvoir, dans le secret, dans l'absence, sans que personne ne s'en aperçoive. Il faudra que les factures se fassent pressantes, pour que quelqu'un enfin découvre, l'immonde abandon de l'être humain à sa plus basic condition d'être du vivant. Les rôles changent et l'animal, toujours fidèle, disponible, généreux, remplace l'absence, les peurs, le stress et l'engagement vis à vis de la communauté. Il n'empêche, dans le monde rural ou au sein de meute de chien, (pour la chasse par exemple), le chien est différemment considéré. Pas de jugement sur l'amour ou non porté par les maîtres en question, un fait, ces chiens sont souvent à la niche, en cage, à l'extérieur. Il ne rentre pas dans la cellule familiale de la même manière qu'en ville. Quoiqu'il en soit, l'animal prend une position sociale bien éloignée de son caractère primaire et malheureusement, finit par en souffrir plus que d'en retirer un bien être. Au politiquement correct, on introduit dans la relation à l'animal, une humanité désastreuse pour l'animal lui-même, sujet à de très nombreuses pathologies et enclin à une évolution handicapante pour son avenir. Le but est de toute façon atteint, l'animal devient humain, accepté et acceptable dans la société, pour le seul besoin des êtres supérieurs. Le résultat, c'est l'émergence de nouveaux animaux de compagnie au sein de la société urbaine, pour se distinguer et ce toujours au détriment de l'animal lui-même, pour le "bonheur" de celui qui l'exhibe. Pendant ce temps, le rapport à l'Homme change et se raréfie, quoique l'on en dise.

L'ASEPTISATION DE L'ALIMENTATION - LA MODIFICATION DU ROLE DE L'ANIMAL DANS LA SOCIETE ACTUELLE

Ainsi, le rôle des animaux varie suivant les cas. La nourriture aussi et la conscience nourricière est très largement modifiée. On mange du jambon en tranche, on boit du lait contenu dans un carton carré, aseptisé, blanchit, nettoyé, traité. La viande est ronde ou en cube, ficelée, emballée sous cellophane. Elle a de moins en moins d'odeur, de goût ou de saveur. Elle est parfois comme l'agneau, largement subventionnée. On ne sait plus très bien d'où elle provient et l'on est étonné et attendrit de voir la tête de nos bambins au salon de l'agriculture, qui découvre enfin que le lait ne se fabrique pas dans une usine, mais sort bien du pis de la vache, quoique.

 

 

Pour renforcer cette image de la perte de connaissance urbaine des valeurs traditionnelles et terriennes, on en sourirait presque,  de savoir que pour les "patates", nos enfants sont persuadés qu'elles poussent dans ce fameux restaurant de fast-food américain. Rien que de très banal finalement, lorsque l'on voit des scientifiques travailler des heures pour faire pousser des salades, sans terre, "plantées" dans une sorte de tambour de machine à laver; l'avenir s'assombrit. L'Homme perd le sens des réalités et oublie le cycle de la terre et des aliments, printemps, été, automne et hiver, qui devraient voir se succéder les fruits et légumes de saison. Que nenni, c'est tomates et fruits toute l'année, même si ces derniers sont bourrés de produits toxiques et ne révèlent sous la langue qu'une texture bien approximative et un goût poussant parfois jusqu'au dégoût.

La civilisation perd donc le contrôle de la provenance des aliments qu'elle consomme. On ne sait plus qu'une poule a des plumes et 2 pattes, que le cochon a un groin. On pense que le beefsteak vient du boeuf, sans savoir comme au temps jadis que la vache y est pour beaucoup. L'alimentation animale n'a donc pour le quidam plus de forme, (animale), mais un goût souvent formaté et des coins carrés. On se commet dans des erreurs graves de santé publique, en pensant que les vaches pourraient devenir omnivores et à défaut, on les rend folles et empoisonnantes pour l'être supérieur qu'est l'humain, juste vengeance, peut-être ! On produit, encore et encore des kilogrammes de "barbaque", qui excédentaires, seront brûlés, de peur de trahir le marché. Soit, la mal bouffe envahit le tiers "supérieur" de l'Humanité, laissant les deux autres crever de faim et de soif.

LES ANIMAUX DANS LES CULTURES - LES HABITUDES CULTURELLES

Les habitudes alimentaires à travers le monde se révèlent pour certains dans le plaisir de consommer certaines denrées, ce qui constitue le summum de l'abjection pour les autres et vice versa. Dans cet aspect de la chose, il faut garder à l'esprit la différence fondamentale qui existe entre un pays riche et un pays en voie de développement, mais se souvenir aussi, de la diversité des contrées qui offrent aux habitants des ressources différentes. Il est plus facile d'aborder ce sujet avec bonne conscience lorsque "la bouffe" arrive emballée, nettoyée, aseptisée, avec une facilité déconcertante dans les rayons des magasins, que lorsqu'il faut une journée entière pour espérer manger un bout de quelque chose pour survivre et passer 5 ou 6 heures à chasser et à abattre l'animal pour sa survie. Il en est de même pour les adeptes du végétarisme, bien qu'il soit utile de rappeler à cet endroit, que cet habitude alimentaire, revêt des formes extrêmement différentes, du végétarien consommant volaille et/ou poisson, au végétalien qui refuse jusqu'au lait car de provenance animale. Les végétariens, constituent rarement la population des pays en voie de développement et habitent plutôt les mégalopoles bien achalandées en tofu et autre plaisir végétal. Je ne doute pas de la volonté des chasseurs de Papouasie Nouvelle-Guinée, (encore peu, cannibales), de devenir végétariens. Je doute par contre très fortement, de la facilité avec laquelle, ils pourraient le devenir au fin fond de leur forêt. Que dire à propos des Inuits, qui dans ce cas, seraient sans aucun doute, voués à disparaître de la surface du globe. Il n'existe donc pas qu'une seule voie.

Ainsi, on peut entreprendre un tour du Monde "des traditions ou plus exactement des habitudes culinaires" pour se rendre compte, que la consommation de viande de chien n'est pas la seule à étonner et à provoquer une profonde quête dans la réflexion et disons le tout net, un fort sentiment de dégoût de certains pays pour la population de certains autres.

Au Burkina Faso, le ver de Karité, le Sétoumou en langage dioula est un met apprécié. Chenille d'arbres à beurre, elle est cuite et séchée, combat la constipation et soignerait même la rage chez les chiens. En Gambie, on élève de gros rats, ainsi qu'en Côte d'Ivoire où l'Agouti, rat qui peut atteindre près de 10 kilos adulte, commence à faire l'objet d'un élevage en vue de sa consommation. A Abidjan, chaque année, 500 tonnes d'un escargot local, (de 500 grammes environ) sont consommées. Les Tchadiens de N'Djemena raffolent du criquet frit dans l'huile et roulé dans le sel. Comme les ivoiriens, les français apprécient les escargots, même s'ils sont de taille plus raisonnable, ainsi que les grenouilles qui constituent pourtant un dégoût vraiment profond pour nos amis anglais, n'est-il pas.

Consommation en France de viande de cheval, véritable horreur pour les anglais et pour la plupart des habitants du Maghreb, qui ont élevé cet animal au rang des plus nobles, à tel point même qu'ils les enterrent debout pour leur rendre hommage. Le Boeuf est consommé dans la majeure partie des "pays civilisés" à commencer par les USA et les pays européens, malmenant très clairement le respect qu'on un peu plus d'un milliard d'hommes et de femmes en Inde pour cet animal sacré, comme peut l'être le chien pour un français ou un américain. Suivant les pays concernés, les différentes "viandes" qui constituent le régime alimentaire, proviennent de l'élevage, de la forêt ou de la brousse. Singes, serpents, vers, porcs ou cochons sauvages, mygales cuites à l'étouffé après avoir été emballées dans une feuille, ses crocs servant pour finir ce repas de cure-dent en Amazonie, fourmis croquantes et vivantes, huîtres et autres moules avalées vivantes notamment en France, quand il ne s'agit pas de balancer dans un chaudron bouillonnant un homard, baleines, dauphins et poissons divers au Japon, pays dans lequel il semble que tout ce qui nage est consommable, requins en Afrique du Sud, tout ceci étant très loin d'être exhaustif. Les traditions changent et les habitudes alimentaires aussi parfois, comme l'histoire peut en témoigner.

LES BOUCHERIES CANINES ET FELINES AU XIXème à PARIS

Aujourd'hui, on évoque avec horreur les boucheries canines coréennes ou plus généralement asiatiques. On omet, avec ou sans conscience, d'évoquer les traditions du continent africain. A Abidjan en Côte d'Ivoire on trouve le Kédjénou de chien et de la viande de chat, (Djakoumani en langue dioula), sur les marchés. Là encore les mythes vont bon train. Faites cuire un chat noir non dépouillé, récupérez un os, mordez le et vous pourrez vous rendre invisible à volonté...

Au Burkina Faso, la viande de chien, (méprisée par la majeure partie de la population) reste quand même pour certains une consommation courante. Sur les marchés de certains villages des envions de Ouagadougou, on trouve sur le même étal de boucherie, viande d'âne, de mouton et de chien. Pour certaines ethnies du pays, un mariage traditionnel ne se conçoit pas sans viande de chien au menu. Au Congo Zaïre, (République Démocratique du Congo), à Kinshasa, la chasse au chat est ouverte et parfois on observe des règlements de compte entre familles voisines, l'une soupçonnant l'autre d'avoir "consommé" le chat de la famille. S'appuyant sur une tradition culinaire des Luba du Kasaï, certains Kinois seraient fortement attirés par ce plat.

On évoque donc, des traditions et des habitudes alimentaires dans ces pays, qualifiés souvent de pays en voie de développement, qui en réalité reflète bien le niveau de la problématique que se pose aux habitants tous les jours, manger au moins un repas. C'est la crise qui fait l'aubaine et parfois explique la raison et l'attitude des Hommes vis à vis du monde animal. Ainsi, on prendra soin de se rappeler que de 1870 à 1871, (c'est à dire hier en quelque sorte), lors du siège de Paris, sont apparues au cœur de notre chère capitale, des boucheries canines et félines, agrémentées aussi de viande de rat.

Après avoir sacrifié les éléphants du jardin des plantes, le peuple français peut se procurer de la viande de chien à 10 francs le kilo. Les consommateurs sont souvent forcés à cette consommation, consommation typique des jours de famine, (en janvier 1871, 15 000 personnes meurent dans Paris, soit plus de 480 personnes par jour !!!), pendant que certains nantis qui déjeunent régulièrement chez Brébant sur les grands boulevards, (E de Goncourt, Théophile Gauthier, etc...), ne s'apercevront de rien. Il serait presque facile de faire le rapprochement entre ce peuple français affamé et en état de siège et les nantis et les peuples "industrialisés et riches d'aujourd'hui", vis à vis de ces pays aux ressources alimentaires pauvres et souvent incertaines. En avons nous conscience ?

 

 

Le siège terminé, ces boucheries "d'exception" et exceptionnelles, existeront encore quelques mois avant de disparaître du paysage parisien. En ce temps là, il ne faisait pas bon être chien, chat ou rat parisien. 

On notera qu'au XIXème siècle, le rôle du chien n'avait pas la même importance qu'au XXème ou au XXIème siècle. Le chien était essentiellement un "accessoire utilitaire", plus encore dans les campagnes, bien rarement un compagnon de beauté ou de compagnie. Chien de garde enchaîné ou chien de bât et d'attelage, livreur de lait entre autre, animal de rapport somme toute, tout comme les veaux, vaches et autres cochons. La consommation de viande canine remonte très loin dans l'histoire de l'Homme et concernait des peuples aussi divers que différents, chinois, japonais, français, belges, canadiens, suisses, allemands, philippins, africains, papous, la liste n'étant pas exhaustive.

 

ASIE - CONSOMMATEUR DE VIANDE DE CHIEN, LA COREE, MAIS AUSSI LA SUISSE

Le XIXème siècle est donc révolu, même pour les pays asiatiques. L'heure peut être différente à travers la planète, le siècle l'est rarement ou pour peu de temps. Il n'empêche, les abattoirs sommaires et glauques existent toujours et se (re)développent, en affichant clairement la différence entre les chiens élevés pour la compagnie et les chiens dits de "boucherie". Les marchands coréens de viande canine expliquent qu'il y a des chiens de compagnie en Corée et des chiens de boucherie, chien sans "intérêt" appelé JABJONG, littéralement "chien qui n'a pas de race". (sic).

 

Cette pratique odieuse pour certains reste pour d'autres une pratique normale, relevant du domaine culturelle que l'on doit préserver, au même titre que la chasse à court, le gavage des oies ou la tauromachie, même si quelques occidentaux sont choqués. Ils ne le sont cependant pas tous, à commencer par les Suisses, suivi de près par les Espagnols. En effet, en Appenzell, il est interdit de faire commerce de viande de chien, ce qui n'empêche pas certains locaux dans les campagnes notamment, dans le cadre de fêtes familiales de mettre au menu, viande séchée de Rottweiler ou ragoût de Berger Allemand, ce qui est parfaitement légal. Ces coutumes culinaires remonteraient au XVIIIème siècle, période de consommation aussi de viande de renard et de chat, s'appuyant comme en Chine sur la qualité nutritive de cette viande et sur ses vertus "fortifiantes". Les Espagnols quand à eux, ont fait l'objet de vives critiques lors de jeux aussi, pour cette habitude de consommer du jus de "chat".

La cuisine coréenne, donc, préconise la consommation de viande de chien en potage, (Bosintang), viande bouillie, (Suyuk), viande bouillie épicée et rôtie, (Duruchigi), viande bouillie épicée et mélangée, (Muchim), en jus, (Gaesoju), ou bien encore en viande bouillie épicée et mélangée avec des légumes dans un bouillon, (Jeongol). Le chat quant à lui est "cuisiné" pour faire du jus de chat, littéralement chat tonique, le Koyangi Soyu.

Les amateurs de ces viandes, leurs confèrent de grandes qualités aphrodisiaques, (comme pour les cornes de rhino ou le pénis de tigre, deux animaux en danger en grande partie à cause de ses croyances), ou des vertus curatives et thérapeutiques, ce qui encore aujourd'hui est loin d'être démontré scientifiquement. On révèle par contre, que comme dans d'autres contrées et avec d'autres animaux "de rapport", les "éleveurs de chiens de boucherie", utiliseraient de manière massive stéroïdes et hormones pour engraisser les chiens. Un bonne dose de poison en quelque sorte, comme l'a pratiqué en son temps l'élevage français avec le veau, dont on voyait avec stupeur la tranche se réduire comme peau de chagrin à la cuisson.

La tradition est mise en avant par les bouchers Coréens. On ne dit pas pourtant qu'elle fût quasiment abandonnée pendant des décennies, voire des siècles, jusqu'au moment d'un crac économique très important en Corée du Sud en 1980. C'était hier donc et ce crac a provoqué une envolée des prix de la viande porcine et bovine. La Corée se retrouvait en quelque sorte comme en 1870 pour les parisiens, près de la famine et le peuple a réagit comme il le pouvait. Il n'empêche, aujourd'hui ce n'est plus le cas et cette consommation s'appuie sur un plan marketing très élaboré, afin de maintenir et de développer ce commerce extrêmement lucratif et rentable, ce dernier ne nécessitant aucune compétence particulière.

Mais, il est difficile de contester en bloc la consommation de viande de chien par les asiatiques, sans mettre dans le même sac les Suisses, mais aussi certains pays africains comme la République Démocratique du Congo, ou encore l'Espagne, qui pratique la cuisine à base de viande féline, la France et sa consommation de viande chevaline, entre autre.

De quel droit d'ailleurs et en vertu de quelle vertu pourrions nous manifester notre dégoût, si nous ne commencions pas nous même, pour donner satisfaction aux indous, à stopper notre consommation de vaches sacrées. La consommation de viande de chien est donc aussi légitime, que notre consommation française, d'oies, canards, boeufs, vaches, voire même d'ânes que nous pouvons trouver chez des régionaux, grands fabricants de saucissons.

 CE QUI EST CONTESTABLE, en Asie comme ailleurs....

Ce qui par contre est parfaitement contestable et opposable et qui rappelle les premiers combats de Madame BARDOT en France, ainsi que d'autres combats plus ou moins récemment, sont les méthodes de mise à mort et les conditions de détention de ces pauvres animaux. Cela est inexcusable et il est impossible de se cacher derrière une soi-disant culture pour justifier tortures et mauvais traitements. Il suffit pour s'en convaincre de voir la réaction des "acteurs" de ses "massacres", lors de la prise de photos par des gens indésirables sur les marchés. main en avant, cris, insultes, poursuites, crachats, on cache l'horreur, c'est à se demander pourquoi ? Ceci étant valable d'ailleurs, pour la horde (de fous sanguinaires), qui exécute sauvagement et par dizaines de milliers des phoques, bébés, jeunes, adultes, mâles ou femelles. C'est naturel pensent-ils, mais s'il vous plaît, pas de caméras !!

Aucune tradition ne peut justifier la torture et ce type d'abattage monstrueux. Les chiens ont les cordes vocales coupées et les tympans crevés dès le plus jeunes âge. Comme cela, ils sont silencieux, presque dociles. Entassés par dizaines dans des cages exiguës, le bourreau commence par étrangler le chien avec un filin d'acier. La violence contre le chien et sa torture, constituent les éléments fondamentaux du système de mise à mort préconisée par les "bouchers". En effet, ils estiment que le stress et la souffrance génèrent les qualités aphrodisiaques de la viande de chien, alors même qu'aujourd'hui, il est prouvé que cela augmente dans la viande les toxines. Mais quel est ce besoin "asiatique" de rechercher toujours chez l'animal une béquille aphrodisiaque ? Les coréennes manqueraient-elles de sex appeal ?? et les hommes auraient-ils perdu confiance dans leurs performances ?

Après de longues minutes d'agonie, le chien est en partie achevé à coup de barre de fer sur la crâne, électrocuté et parfois même, alors qu'il lui reste encore un souffle de vie, le bourreau brûle les poils à l'aide d'un chalumeau. Le sort des chats n'est pas plus enviable, jetés qu'ils sont, vivants dans de grandes bouilloires pour préparer le jus de chat tonique !! (Cet article ne présente pas de photos de ces massacres - Vous pouvez les consulter notamment sur le site de www.dogaid.freeservers.com, attention les photos sont très choquantes et fortement déconseillées aux personnes sensibles )

D'aucuns justifieront ces brutalités en Asie avec les chiens et les chats, en expliquant que dans d'autres pays, il existe avec d'autres animaux des traitements identiques.

Cet argument ne tient pas. Une torture ne peut en justifier une autre.

LES VRAIS PROBLEMES - LA SURPRODUCTION - LE RESPECT DE LA NATURE

Les vrais problèmes ne sont-ils pas ailleurs ? Les Indiens d'Amérique du Nord prélevaient sur leur territoire, ce qu'il fallait pour faire vivre la Nation et seulement cela. Les ressources restaient au fil des siècles, abondantes et chaque animal "prélevé" faisait l'objet d'une prière et d'un remerciement pour avoir donné sa vie. Cet attitude est loin d'être purement indienne. De nombreux peuples remercient notre terre nourricière du don de vie. Ces peuplades, souvent qualifiées aujourd'hui comme en retard sur notre siècle, vivent pourtant en harmonie avec la nature. Pour nous peuples supérieurs, la maîtrise de la nature, de ses ressources, de l'eau est le signe de notre force et de notre intelligence.

Nous sommes tellement certains de notre bon droit et de notre supériorité, que chaque jour qui passe contribue un peu plus à nous empoisonner. L'eau sera bientôt le bien le plus précieux sur terre. Nous polluons et massacrons la biodiversité terrestre en croyant que tout est permis et que rien ne s'arrêtera jamais. Les vaches deviennent folles, les saumons sont contaminés aux antibiotiques, rendant ces derniers inefficaces pour sauver les Hommes. Les corps de nos disparus mettent deux fois plus de temps à se décomposer tellement nous sommes bourrés de conservateurs utilisés pour les aliments. La surconsommation dans certains pays tue les Hommes gavés de graisses et suralimentés de protéines. Pendant ce temps, les deux tiers de la planète s'épuisent faute du minimum de ressources. Nous devrions changer et inculquer à nos enfants le respect de la nature et de ses ressources, en montrant l'exemple, jour après jour. On ne peut s'opposer aux traditions culinaires d'un peuple ou d'un pays, (souveraineté). Mais on peut s'opposer aux pratiques barbares, y compris chez soi. Ne perdons pas de vue qu'à travers le monde et dans le nôtre surtout, de nombreuses pratiques contestables sont légions. ( vivisection, expériences psy, etc). Nous ne pouvons pas interdire à travers le Monde, la consommation animale, mais, pendant que l'idée fera son chemin, nous pouvons lutter contre les conditions de son exploitation.

N'oublions pas aussi que la Terre a une mémoire et qu'elle saura nous faire payer notre outrecuidance et notre inconscience si nous continuons à la (mal)traiter ainsi.

 

 

Références :

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La Nouvelle République - Jean Eric ZABRODSKY, Article

L'Express - 16/05/2002 - Sébastien LEBOURCQ

Vietnam marquet - Tang MIXO

IAKA - Cruauté animale en Corée

IAKA - Cruauté animale au Vietnam

Animaux.org : Viande de chien, cyberguerre à des médias français et américains

Corée : Le cruel marché de la viande domestique aphrodisiaque - François BLOUIN - Québec 11/2001

Les animaux sont des personnes, pas de la chair à saucisses - Animauzine - Mutations Radicales

Toute chair n'est pas viande - Noëlie Vialles - 10/2003 (Etudes rurales)

Souffrances attroces - Les Saint-Bernard cuisinés en Asie - Réseau Libre - Bulletin Orizzonti

Oui ,tuer ça fait mal - La Dépêche - 02/01/1993

Manger du chien n'est plus un tabou - Le chien et le chat au menu des congolais - Octave Kambale Juakali

L'humain est-il un être supérieur... en cruautés - Marjolaine JOLICOEUR - (AHIMSA)

Orient Daily - 16/07/1998 - Le Saint-Bernard chien de boucherie en Chine - Les cruelles méthodes d'abattage dans le sud-est asiatique

En Corée du Sud, on mange du chien - Libération - Tristan BOURBON, article

Egalitarisme animal - AKTINIES

Interdit, le commerce de la viande de chien est plus sévèrement sanctionné - Taiwan info

Fondation 30 millions d'Amis - Consommation de viande de chien - 30/05/2002

Illégalité - Vivisection / animaux

Des animaux et des hommes - 21/02/2000 - TV Québec - Chasseurs d'idées

Kinshasa - Faute de boeuf, on mange du chien - Syfia International - 01/02/2002

Grand entretien du samedi - 24 heures.ch, (Suisse) - Aieu poulets, veaux, vaches, cochons... 13/03/2004 - Mondher KILANI

La Maison de l'Islam- Comment abat-o, un animal pour qu'il soit halal ? 28/02/2004

Aliments du Monde - Agropolis Muséum - Nathalie COLIN

Viande - Savez-vous vraiment ce que vous mettez dans vos assiettes - AHIMSA

Site web Port Saint Nicolas - Opinions - Hommes et Animaux, la bonne distance

Dog's dinner in south Korea, by Rob Lyons - Spiked-life 01/02/2002

Wok the dog, William Saletan - 16/01/2002 - Slate web site

La planète entière pourrait-elle manger bio ? Jean-Marie JANCOVICI

Le massacre des cochons, ... David MYRIAM - 03/03/2003 - Mutations radicales

Silence, on souffre - Armand FARRACHI - 08/2001 Le Monde Diplomatique

L'encyclopédie de l'Agora - Dossier Vie Animale, [ http://agora.qc.ca]

L'encyclopédie de l'Agora - Attitudes devant l'animal - Jacques DUFRESNE

Les animaux nous aident à nous redéfinir - Boris CYRULNICK - Psychologie.com - 07/1998

Rencontre philosophique - Elisbeth de FONTENAY - Aux frontières de l'animalité - Arnaud SPIRE

L'Homme et l'Animal - Thierry GONTIER - (AGORA)

Le plaisir de manger les animaux - Claude GAGNON - Professeur de philosophie - (AGORA)

Végétarimes - Claude GAGNON - (AGORA)

Journal Genève Leman - 09/02/2003 - Excellent le ragoût de chien ? Michel CAUSSE

Monde Animal, la folie des hommes, folie des vaches, l'oubli de l'animal - Florence BURGAT, Le Monde Diplomatique 05-1996

Histoire de l'Anthropocentrisme - Site Dauphin libre

Manifeste pour la protection des cultures non-humaines et la reconnaissance de la personne animale - Site Dauphin libre

L'Etat de la planète magazine - L'agriculture industrielle dans le monde en développement - Danielle Nierenberg - 06-2003

Les dossiers d'HISTORIA - Le porc : ses rituels et ses interdits, Janine Trotereau

Les dossiers d'HISTORIA - Tout est bon dans le cochon, Janine Trotereau

Les dossiers d'HISTORIA - Heures de gloire et malheurs de la viande, Michel Faucheux

Les dossiers d'HISTORIA - La volaille au panthéon culinaire, Michel Faucheux

Les dossiers d'HISTORIA - L'homme et la viande - une vieille histoire très charnelle, Pascal Picq

The Korea Herald - 27/04/2002

Korean J Food Nut - 12(4) 387-396 (1999) - L'histoire et la culture de la consommation coréenne de viande de chien - Yong Geun Ann

Korean J Food Nut ( 12(4) 397-408 (1999) - Nourriture de viande de chien en Corée - Yong Geun Ann

Korean J Food Nut - 13(4) 372-378 ( 2000) - L'identification du Coréen sur la consommation de la viande de chien - Yong Geun Ann

Korean J Food Nut - 13(4) 372-378 (2000) - La reconnaissance coréenne de la consommation de viande de chien -Yong Geun Ann

Bases biologiques de la déclaration universelle des droits de l'animal - Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal

France- Corée Association : Cave Canem - LC Rochotte

France - Corée Association : Philippe Coulon, Philippe BLANVILLAIN - Article de Libération 21/12/2001

Relais des Associations - Bulletins n° 9 - 04/2002

Asie CREOPS - Tome 3 - Savourer- Gouter (extrait) - Marc Orange - Directeur des études Coréennes Collège de France

Chiens de boucherie, la question de l'exception culturelle - Dogaid Australia

Excellent le ragoût de chien ? par Michel CAUSSE - Journal Genève Leman

 

ORGANISATIONS - ASSOCIATIONS :

Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal ( FLFDA)

International Aid for Korean Animals - Korean Animal Protection Society - Oakland - USA

Fédération de liaisons anti-corrida ( FLAC) - AGDE France

Association Humanitaire d'Information et de Mobilisation pour la Survie des Animaux - AHIMSA

Fondation 30 millions d'Amis - France

 

SITES WEB :

www.animal-services.com

www.koreananimals.org

www.stop-abus-animal.com

www.dogaid.freeservers.com

http://anti.corrida.free.fr

www.bluevoice.org

http://league-animal-rights.org/

www.sosstbernard.org

http://membres.lycos.fr/tangmixo/spool/home.html - Attention site sensible

www.chez.com/viedechien

www.onevoice-ear.org/

www.reseaulibre.net/rage/

www.protection-des-animaux.org

http://animauzine.net

www.worldanimal.net/index.html - (Animaux du monde - 6000 organisations et 1200 sites répertoriés à travers le monde)

www.geocities.com/rainforest/jungle/7621/index.html

http://taiwaninfo.nat.gov.tw/

www.agropolis.fr

www.manicore.com

www.historia.presse.fr

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