L'HOMEOPATHIE

 Samuel HAHNEMANN, Père fondateur de l'Homéopathie

Homéopathie, du Grec "Homios", (similaire, semblable) et "Pathos", (souffrance, maladie). L'homéopathie est un procédé thérapeutique qui a pour but de traiter la maladie, à l'aide d'un "moyen", (médicament), qui cause les mêmes symptômes chez une personne saine.

Les différents mondes qui nous entourent, animal, végétal, minéral, sont mis à contribution depuis des siècles, afin de lutter contre la maladie. La maladie reste pour l'Homme, quelque chose de mystérieux. Punition envoyée par les Dieux, (croyance toujours vivante au XXIè siècle dans certaines contrées), les Hommes de la médecine, au départ et encore dans certains pays, les "sorciers", les "chamans", les "magiciens", y font face à l'aide de ce qui nous entoure. Aujourd'hui, la démarche est plus "pragmatique" et/ou modélisée, mais l'on sent bien qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. L'Homéopathie est une technique médicale très ancienne qui trouve ses fondements, déjà, auprès d'Hippocrate, (médecin grec, 460 - 377 av JC, voir le serment d'Hippocrate), Isodorus, (VIè siècle), mais aussi Paracelsus, dont on relèvera dans ses écrits, les mots "similia similibus ", (semblable), mots qui attestent de l'existence de cette théorie qui perdure à l'état embryonnaire pendant quelques siècles, mais qui trouvera toujours un écho auprès de personnages prestigieux comme BRAHE, (1546-1601), DESCARTES, (1596-1650), SYDENHAM, (1624-1689).

 

 

BRAHE

DESCARTES

SYDENHAM

1796 cependant, marquera la fondation de l'Homéopathie comme thérapeutique à part entière avec Samuel Friedrich Christian HAHNEMANN, (1755-1843).

Samuel HAHNEMANN érige son principe "Similia Simulibus Curantur", (les semblables se guérissent par les semblables), comme méthode systématique et en opposition à "Contraria Contrariis Curantur", (les contraires se guérissent par les contraires).

En 1810, Samuel HAHNEMANN publie son ouvrage "Organon der rationellen Heilkunde", ses principes fondamentaux, principes et ouvrage de référence de l'homéopathie, qui en ce début de IIIè millénaire font toujours autorité. Au XXè siècle et en France, les frères jumeaux Henri et Jean BOIRON, (nés le 4 juillet 1906), créeront sur proposition de René BAUDRY, (1880-1966), le laboratoire central homéopathique de France.

 

Samuel HAHNEMANN observa les effets de l'écorce de Quinquina, (la Quinine), qui soigne et soulage les malades atteints de fièvres tropicales, mais qui dans le même temps est capable de provoquer les symptômes de la fièvre chez les personnes en bonne santé. Il testera la quinine lui-même, comme il fera participer ensuite et souvent son entourage et sa famille aux tests de nouvelles substances.

Bien que cela soit un peu différent, on peut rappeler la technique de certains charmeurs de serpents en Inde. Déjà et en partie immunisé par des siècles de pratique, (transmission du savoir de père en fils), les "nouveaux pratiquants" s'inoculent ou absorbent des quantités infimes, "infinitésimales"du poison mortel. Ils sont certes malades, mais développent au fur et à mesure des qualités de tolérance au poison de plus en plus forte. En cas de morsure, là où la mort serait au rendez-vous pour le commun des mortels, l'Homme survit. (Je décris ici les vrais charmeurs de serpents, pas ceux qui ôtent les crochets des reptiles et donc qui ne risquent rien).

L'homéopathie, qui fonctionne pourtant sur le même principe que les vaccins, est une technique décriée par certains - Dans le même temps, on s'interrogera sur les découvertes récentes en biologie, de nanobactéries, (bactéries d'une taille de cent milliardième de mètre), source de nouvelles discussions et qui offriraient de grandes possibilités dans le combat contre la maladie. La controverse concernant ces nanobactéries fait rage, tout comme finalement l'homéopathie à ses débuts et encore un peu aujourd'hui. Toute la difficulté repose peut-être dans l'intérêt de certains de vouloir systématiquement opposer, plutôt que compléter. L'homéopathie ne doit pas s'opposer à la médecine allopathique. De même, nous devrions considérer un peu différemment les autres techniques complémentaires, comme la phytothérapie, l'auriculothérapie, l'acuponcture et d'autres encore.

Evidemment, nous devons considérer ces pratiques comme complémentaires et non comme des substituts entre elles. Une fracture du péroné ne se réduit pas à "dose homéopathique". Le corps est constitué d'eau et d'électricité, de flux en quelque sorte et d'un grand besoin d'équilibre.

 

L'Homéopathie repose sur deux principes fondateurs, que sont le principe de similitude et la dilution Hahnemannienne.

Le principe de similitude consiste à trouver la substance d'origine végétale, animale, minérale, qui provoquera chez une personne saine les mêmes symptômes observés chez le malade. On provoque une maladie artificielle, qui combat la maladie naturelle. La maladie naturelle contrée et éradiquée, on arrête alors le traitement "fictif"et le malade est guérit. La substance qui doit guérir le malade, si elle était administrée normalement serait trop forte pour le résultat escompté. Il faut donc l'administrée en dose infinitésimale, en dose "diluée". C'est le principe de dilution Hahnemannienne.

On mélange une part de la substance avec 99 parts d'excipient liquide ou solide, puis on agite 100 fois le mélange, (dynamisation du mélange pour qu'il soit actif), et ainsi de suite. C'est ainsi que l'on retrouve l'échelle d'Hahnemann, 1ère dilution qui donne 1/100è, soit 1CH. Samuel HAHNEMANN est arrivé à 30 dilutions, soit 30 CH. Cet indice définit la "force" du traitement. (Il existe aussi un indice K, 6K, 30K, etc, qui correspond aux dilutions korsakoviennes).

 

Le but de la médecine homéopathique est d'aider le malade à développer ses défenses naturelles pour combattre la maladie. Il faut donc prendre en compte et cela est très important la nature du patient, définir son "terrain". Cette notion est essentielle en homéopathie, le postulat de base étant que chaque personne aura tendance à avoir toujours le même type d'affection et surtout le fait qu'une même substance aura une action différente en fonction du "terrain" qu'elle rencontre. C'est pourquoi, un homéopathe prend toujours beaucoup de temps pour connaître son patient. Il tente de définir au préalable, le terrain du malade, les antécédents familiaux, ses goûts, ce qu'il n'aime pas, ses réactions à la chaleur, au froid, etc..

Fort de cette approche et en présence des symptômes rencontrés, l'homéopathe pourra définir la prescription la plus appropriée. Il y aura deux types d'action. L'une luttant contre une maladie déclarée, l'autre avec un traitement de fond, destinée à renforcer de manière durable et sur la durée les défenses naturelles du patient, afin de prévenir la maladie.

 

L'Homéopathie appliquée au monde animal et plus particulièrement au monde canin

 

Vous l'aurez compris à la lecture du texte supra, la particularité de l'homéopathie est de définir avec le patient, le "terrain" pour établir une prescription appropriée et efficace. Cela devient plus délicat en présence d'un animal et sauf à développer une relation particulière avec l'animal qui saura alors vous indiquer par un code compréhensible ses spécificités, la tâche du vétérinaire ou de l'homéopathe désirant traiter un animal sera plus ardue.

L'homéopathe en question aura besoin d'un fort recul d'observations antérieures, et/ou bénéficier de l'expérience d'un praticien de longue date. Dans le cas de l'animal, le tâtonnement sera plus important pour trouver le bon remède. C'est là, la seule différence en ce qui concerne l'homéopathie appliquée à l'humain et celle appliquée à l'animal.

 

Souvent, l'homéopathie est qualifiée de médecine alternative, ce qui en l'espèce est plutôt péjoratif. En ce début de IIIè millénaire, beaucoup de questions sont posées sur les vaccins à outrance pratiqués sur nos amis les animaux, (même sur les humains d'ailleurs). On vaccine à tour de bras et chaque année, alors même que de récentes études, tenteraient à démontrer que certains vaccins seraient efficace pour la vie entière et de conclure, qu'à force de vaccinations, on empoisonne ces pauvres bêtes, plus qu'on ne les protège. L'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage, (le saumon par exemple), commence à être montré du doigt. Nous, Humanoïdes, deviendrions résistants aux antibiotiques, donc plus vulnérables, à force d'en avaler à longueur de journée dans notre alimentation. L'Homéopathie n'est en rien un substitut aux autres techniques médicales, c'est un complément efficace. Sa pratique avec les animaux est un peu plus compliquée, car le dialogue n'est pas possible, mais justement, cette absence de dialogue, d'échange, a permis à des praticiens, d'obtenir de très bons résultats en occultant complètement l'effet placebo, toujours possible chez l'homme. Au Québec, l'Association des pharmaciens a agréé l'école d'Homéopathie, sur la base de résultats, renforçant ainsi la crédibilité de son action.

Les vétérinaires français s'y intéressent de plus en plus. L'homéopathie devrait trouver sa place dans les années futures, pour peu que les pratiquants ne soient pas sectaires et jusqu'au boutistes, car cela décrédibilise l'action positive de cette approche fondamentale.

 

En terme d'utilisation, sachez qu'il existe plus de mille médicaments homéopathiques et qu'il vaut mieux en parler avec des personnes connaissant un peu le sujet et mieux encore, avec votre vétérinaire.

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