La coprophagie correspond à la consommation par le chien, d'excréments d'un autre animal ou bien encore de ses propres excréments.
On constate souvent que son chiot (ou son chien), est attiré par des cadavres, d'oiseaux par exemple qu'il essaie de manger ou dans lesquels il se roule, (pour camoufler son odeur dans le cadre de la prédation par exemple ?), avec un plaisir non dissimulé. L'explication réside dans la teneur spéciale de ces excréments ou de ces cadavres en amines biogènes, aliments possibles pour le chien. On ne sait qualifier, si se rouler dans des excréments ou des "cadavres d'animaux" relève du caractère de dominance ou du caractère de dominé. (Besoin de modifier sa position sociale ou hiérarchique au sein du groupe, "donner le change").
Plusieurs types d'excréments sont susceptibles d'être ingérés par le chiot ou le chien.
Première catégorie, la "moins empoisonnante" et la moins compliquée, les excréments d'herbivores, (les chevaux par exemple). Ces excréments sont riches en fibres ou en éléments végétaux et attirent fortement les chiens ou les chiots. Cette consommation n'est pas dangereuse et est souvent ponctuelle et régulable. L'éducation du chiot ou du jeune chien permet de stopper ce type de comportement. Pour le jeune chien ou le chiot, ce comportement relève la plupart du temps du besoin de découvrir le monde extérieur qui l'entoure, activité qui se pratique dans un premier temps essentiellement par une exploration buccale. (similaire à l'humain).
Deuxième catégorie : L'ingestion de selles d'autres chiens. Aucune étude poussée aujourd'hui permet de qualifier de manière impérative les tenants et aboutissants de ce genre de comportement. Le chiot ou même le chien adulte mange une partie des excréments rencontrés et se roule dans le reste. On suppose que cela pourrait avoir comme objectif de se situer dans la hiérarchie de la meute, en tentant ou de confirmer sa dominance ou d'accepter le message olfactif d'un dominant. Il faudrait pouvoir qualifier dans une meute les dominants et les dominés et relever les comportements coprophagiques exacts pour pouvoir établir un début de preuve ou d'indices.
Troisième catégorie : L'ingestion de ses propres selles. Chez le chiot, on considère ce comportement comme normal et relevant comme un état comportemental occasionnel. Ce comportement chez un chiot ou chez un adulte de manière récurrente doit être considéré comme un trouble du comportement, nécessitant l'intervention d'un vétérinaire comportementaliste. Une version avancée consiste à dire qu'il y aurait chez les chiots et les chiens concernés, un déficit ou un carence alimentaire. Le problème est qu'à ce jour, toutes les études réalisées ne permettent pas de qualifier ce déficit. Il en résulte une conclusion, provisoire, de trouble du comportement. De plus, au XXI siècle, la qualité des aliments consommés par les chiens, (croquettes notamment), permettent en grande partie d'écarter cette optique.
La pathologie de trouble comportemental est donc à prendre au sérieux.
Chez le chiot, cela relève du domaine exploratoire ou d'une absence d'apprentissage qui génère un syndrome de privation et une dépression.
Chez l'adulte, l'absence d'équilibre, séparation, mauvais traitement, entraîne dépression et troubles du comportement d'où émerge la coprophagie comme pathologie.
Chez le vieux chien, le comportement régressif fait apparaître un comportement infantile, de même que d'autres symptômes comme la dépression d'involution ou l'encoprésie, (le chien urine inconsciemment durant son sommeil). Le vieux chien retrouve, comme chez l'humain, un comportement rencontré lors de l'apprentissage du chiot ou du bébé, il régresse.
En tous état de cause, ce type de comportement, s'il perdure, doit donner lieu à consultation auprès du vétérinaire, afin de qualifier s'il existe un trouble du comportement ou non.
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